photo de madame Sameh Harakati
La vérité du coeur...
Suite au jugement de mon épouse, madame Sameh Harakati, plusieurs personnes m’ont posés la même question : « Vas-tu rester marié avec ta femme après son verdict de onze années fermes ? »
C’est à la fois une question indiscrète mais aussi abusive car le problème ne s’était même pas posé dans mon subconscient.
Ma femme restera mon épouse, mon épouse demeurera ma moitié, ma moitié finira à mes côtés.
J'aime ma femme plus que tout au monde, elle est ma lumière, mon présent et mon avenir et je veux que toute la planète le sache.
Le jour de la signature de mon contrat de mariage en Tunisie, je mettais engagé auprès de ma femme à assumer mes responsabilités de mari.
Aujourd’hui, je pense toujours la même chose et je me refuse à envisager une autre hypothèse quitte à heurter certains esprits.
A mes yeux le mariage est un acte sacré qu’il faut respecter, je me dois de tenir mes engagements auprès de moi-même avant de les tenir auprès du bon dieu et de ma femme.
Le matin à mon réveil, je veux être fière en me regardant dans le miroir.
C’est un défie du destin qui met notre couple à l’épreuve. Notre amour mutuel ne peut qu’en ressortir consolidé.
Lorsque je discute avec des personnes, je me rends compte que je ne réagis pas comme la majorité des individus.
J’ai été surpris de constater que j’étais un homme à part et pourtant il m’a toujours semblé que j’agissais normalement en faisant appel à l’amour que j’éprouve pour ma femme.
Je pense que mon côté « grand cœur » ou « humaniste » a beaucoup joué sur mes réactions seulement je réagis en priorité aux sentiments amoureux et sincères qui couvrent les pensées qui vont vers mon épouse.
La détention de ma femme est une belle leçon de la vie autant pour elle que pour moi car désormais elle est convaincu qu’elle peut compter sur mon soutien quelques soit les circonstances quand à moi je sais aujourd’hui que je suis un homme de principe et de valeur.
Sans aucune vanité, personne ne peut prétendre se connaître avant d’être mis en face d’une épreuve de cette gravité.
Je sais désormais que je ne quitterai jamais ma Sameh chérie, l’épreuve du destin m’a permi de garder la tête haute.
Je suis juste déçu de me rendre compte au final que beaucoup d’individu n’aurait pas réagi par amour comme moi.
Je sais que mon épouse est innocente de toutes ces accusations, j'en ai eu la certitude lors de ma visite au commissariat central de Tunis.
Ma femme est en prison uniquement parce qu'un juge a fait du zèle.
Je suis fatigué de ces personnes qui doutent de mon choix et de la véracité de cette histoire. Je n'ai pas besoins des conseils des septiques, je n'invente rien, il n'y a qu'une seule vérité celle de cette affaire. Et pour ceux qui demeure soupçonneux, j'espère qu'ils n'auront jamais le malheur de vivre ce cauchemar.
J'aime ma femme, mes sentiments sont sincères pour sa personne. J'ai eu le désir de l'épouser par amour.
Nul ne pourra prétendre après ces épreuves que mon union est un mariage "blanc". Nous sommes au regret des mauvaises langues, d'être très loin de ces mariages de complaisance.
J'ai fait appel durant le procès à huit avocats tunisiens et à un cabinet d'avocat français pour qu'ils puissent tous travailler en collaboration seulement la justice avait déjà prise sa décision et même bien avant le procès.
Mais quelques soit la religion, le jour du mariage, chaque couple ne s’engage t-il pas à se marier pour le meilleur et pour le pire ?
Commentaire de monsieur Ben-Taieb Farid
Le 27/05/2008
http://tunisie-harakati.mylivepage.com
Monsieur Ben-Taieb Farid Madame Sameh Harakati
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